Chroniques sur le vin
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Une levrette peut en cacher une autre

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La levrette, un mot légèrement équivoque… C’est pourtant bien le nom choisi pour un château du blayais né en 2006. Le Château La Levrette fait de plus en plus parler de lui grâce à la qualité de ses vins et une stratégie de communication originale. Rencontre avec Laetitia Mauriac, la gérante du Château.

Un projet fraternel

Agé de 38 ans, Laetitia Mauriac est issue d’une famille bordelaise sans jamais avoir habité la région “sauf depuis mes débuts dans la viticulture”, explique-t-elle. Après avoir réalisé des études de Philosophie à la Sorbonne (Paris IV), elle a travaillé pendant 4 à 5 ans dans l’évènementiel de la communication financière. Mais depuis son plus jeune âge, Laetitia Mauriac possédait un lien certain avec le vin puisque, ses “grand-père et arrière-grand-père maternels étaient négociants en vin à Bordeaux”. C’est le premier cité qui l’a initié à la dégustation. Petit à petit, le monde du vin l’a rattrappé par le biais de son frère. ”En 2004, mon frère Arthur m’a proposé de se lancer dans l’aventure du vin. Fin 2005, nous concluions cela en achetant deux parcelles de vigne à Saint Genès de Blaye et Saint Seurin de Cursac… C’est le début d’une belle découverte : le vin et son monde !”

Malgré le décès d’Arthur en 2011 des suites d’un cancer, Laetitia ne perd pas espoir et décide de continuer “l’aventure par amour de ce fabuleux métier que [son] frère [l]‘a fait découvrir”, déclare-t-elle. Le Château La levrette est donc né en 2006, à 55km de Bordeaux dans le triangle d’or du Blayais, compris entre Cars, Saint Genès de Blaye et Saint Seurin de Cursac. Il a donné naissance à des vins rouges, blancs, et du clairet tout en respectant une philosophie : “la recherche de la qualité dans le respect de la nature et du produit. Sans oublier la convivialité qui se trouve dans ce métier”, comme l’explique Laetitia.

Le double sens qui amuse

“La Levrette est un nom atypique, oui. Atypique car il évoque un double sens chez les francophones. Sans cela, vous le trouveriez normal.”, répond Laetitia. Comme elle nous l’explique, âgé de 32 ans à l’époque de la création du Château, accompagnée de son frère, ils ont souhaité développer “une image jeune, dynamique, moderne et qui change”. En parallèle, il fallait aussi trouver un nom “qui reflète les qualités du vin que nous allions faire”. Le choix s’est donc porté sur le Château La Levrette “pour toutes les valeurs qui sont véhiculées par le levrier, et qui, selon nous, se retrouvent dans le vin”, précise-t-elle. Ceci-dit, quand on entend “levrette”, on pense plus à une célebre position qu’à la femelle du lévrier. ”Le double sens existe…. Nous ne l’ignorons pas. Nous en jouons, tout en faisant très attention à ne pas choquer, à rester subtile et fin… tout comme le vin !”.

Ce nom a d’ailleurs été l’objet d’un spot publicitaire qui a rencontré un grand succès. ”Mon petit frère Louis, à l’époque étudiant en communication à l’université de Montréal, faisait un stage dans l’agence de pub Brad. Son patron, Carle Coppens, lors d’une semaine creuse, lui a suggéré d’écrire un scénario pour une pub sur le Château la Levrette. Il connaissait le nom qui l’amusait beaucoup, tout est parti de là !” Par la suite, lors du festival de la Pub à Cannes, Carle Coppens, avec la collaboration de Nicolas Fransolet (pour la réalisation) et de jérôme Couture (pour la production) ont tourné ce spot. “6 mois plus tard, ils nous présentaient la version qui se trouve sur Internet !” Et ce spot à très vite parlé de lui pour son originalité et son ton décalé. “L’idée de ce spot publicitaire est à l’image de la convivialité du vin !”.

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