Chroniques sur le vin
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Chronique publiée le dans La dégustation en long, en large, en travers... Et le reste !

La vie trépidante d’une bulle de champagne

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Wine’s up est en route… On a hâte de s’embarquer dans cette nouvelle aventure (Jean Clavel en déclarant « le vin est un lubrifiant social » ne s’était pas trompé) ! Voici un article un peu particulier, puisque le premier d’une longue série… La thématique de notre chronique ? La dégustation. Sujet bien vague me direz-vous… Autant en profiter pour laisser notre plume (ou plutôt notre clavier) vagabonder au gré de ses envies.

Alors voilà, pour trouver l’inspiration, il suffit d’une rencontre, d’un objet, d’une actualité… Nous sommes en décembre, les centres commerciaux sont impraticables le samedi… Normal, les fêtes approchent ! Et qui dit fête dit vin et effervescence, place donc au champagne !

Avant qu’il coule à flot dans les flûtes et les gosiers, le champagne a eu une vie plus ou moins facile, parfois longue, toujours unique. Alors rendons hommage à celle sans qui il ne serait pas le même, celle par qui la magie arrive : la bulle.

L’avènement : la prise de mousse
C’est dans la bouteille que naît notre héroïne, après ajout de levures qui mangent le sucre et produisent du gaz carbonique qui va rester emprisonné dans le flacon (un peu de technique ne fait de mal à personne). Elle va ensuite être remuée pendant plusieurs semaines, la tête en bas, avant un repos bien mérité allant de quelques mois à plusieurs années.

Un voyage au long cours
Avec ou sans escale, la bulle va sortir du lieu qui l’a vue naitre pour découvrir le monde. Qu’elle transite par l’étagère du caviste du coin ou les chais de stockage des négociants, le principal est qu’elle termine sur notre table. Attention, la bulle aime le froid : elle se conserve entre 6 et 8 degrés.

Tentative d’évasion
Là, tout dépend de vous, la bulle de champagne ne vivra pas ses dernières minutes de la même façon selon que vous décidez de sabrer la bouteille pour épater vos amis, de la secouer pour les arroser ou de l’ouvrir de manière plus douce. Quoi qu’il en soit, cette étape est cruciale : c’est au contact de l’air que la bulle va se révéler.

Le physique, ça compte
Une fois dans la coupe, le moment crucial est arrivé. La bulle est soumise à un examen acharné : est-elle assez fine, assez régulière ? Si ce n’est pas le cas, aïe, vous risquez de décevoir votre public.

Accomplissement d’une destinée
Enfin, après tant d’années, la bulle remplit sa mission : elle surprend votre palais, attise vos sens et participe à un moment d’euphorie générale. Elle est heureuse et -normalement- vous aussi !

 Quelques heures de sursis
S’il reste du champagne au fond de la bouteille (si si, ça arrive), vous pouvez utiliser un bouchon spécial qui conservera l’effervescence pendant quelques heures supplémentaires. Evitez de mettre une petite cuillère dans le goulot de la bouteille, cela ne vous aidera pas, et notre héroïne du jour mourra tristement, sans avoir atteint son objectif ultime : titiller et charmer vos papilles !

Du champagne pour les fêtes ? Oui mais pas seulement…
Comme le disait Mme Bollinger herself : « Je ne bois du champagne que lorsque je suis joyeuse et j’en bois quand je suis triste. Il m’arrive dans boire quand je suis seule. Quand je suis accompagnée, je le considère obligatoire. Je m’en verse un verre quand je n’ai pas d’appétit et j’en bois aux repas. Le reste du temps je n’y touche jamais, sauf lorsque j’ai soif ».

Bonne dégustation à tous

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