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Plus le nom est compliqué, plus le vin est bon

freedigitalphotos.net / John Kasawa

Des chercheurs canadiens ont récemment démontré que les consommateurs anglophones étaient particulièrement attentifs aux noms de vins. En effet, selon leur étude, plus le vin porte un nom compliqué, plus celui-ci doit être bon. 

Publiés sur Canoe.ca, les conclusions d’une récente étude canadienne sur les habitudes de consommation des amateurs de vins ont montrées que ceux-ci étaient d’avantage attirés par des vins dont les noms sont compliqués. Pour les consommateurs, des bouteilles de vin portant un nom difficile à prononcer sont synonymes d’une certaine rareté et donc d’une meilleure qualité. Diffusés dernièrement dans le magazine Decanter, les résultats de cette étude vont en quelque sorte à contre sens de la majorité des études de consommation. En effet, dans la plupart de ces enquêtes, les professionnels ont montré que les anglophones étaient davantage sensibles à des produits dont l’intitulé est facile à lire, et écrit dans une police de caractère abordable. Cette étude montre donc, selon la chercheuse en chef Antonia Mantonakis, que le monde du vin est un secteur assez particulier dont les comportements d’achat peuvent être bien différents des autres marchés. La principale conclusion de cette étude nous indique en effet que “plus le nom du vin est difficile à prononcer et plus les consommateurs sont prêts à mettre la main au portefeuille, dépensant en moyenne 2 dollars en plus”, comme nous l’explique Canoe.ca.

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont interrogé trois groupes d’amateurs de vin, constitués chacun de 41 à 48 participants. Chaque groupe a dégusté le même vin, un Niagara Chardonnay, seul le nom du vin indiqué aux participants était différent. Pour le premier groupe, celui-ci était produit dans un vignoble imaginaire : Titakis. Le second groupe, lui, pensait que le vin portait un nom encore plus difficile à prononcer : Tselepou. Enfin, pour le troisième groupe, le groupe de contrôle, aucun nom n’avait été communiqué. À la fin de l’enquête, c’est les membres du deuxième groupe, celui avec le nom le plus compliqué, qui ont estimé le vin comme étant le plus cher, environ 16 dollars la bouteille.

Il est intéressant de préciser, selon Antonia Mantonakis, que les mêmes conclusions peuvent être appliquées aux fromages hauts de gamme. En effet, des chercheurs ont déjà prouvé dans le passé que des fromages avec des noms difficiles à prononcer, et écrits avec la police Brush Script, étaient assimilés par les consommateurs comme des fromages de grande qualité.

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