Chroniques sur le vin
0

actualites publiée le dans News

Quand la viticulture devient biodynamique

Christian Hacker

L’année dernière, le Québec s’est mis à l’agriculture biodynamique par le biais de Michael Marler et Véronique Hupin du domaine Les Pervenches à Farnham. Mais la viticulture biodynamique : qu’est-ce que c’est ?

 

Comme nous l’explique le site www.voir.ca, longtemps assimilée à une tendance « marginale » (année 80), la viticulture biodynamique a aujourd’hui gagné en notoriété et ses bouteilles sont consommées pour de grands repas. Proche du courant biologique, la viticulture biodynamique garde les mêmes bases (utilisation de produits biodégradables pour le traitement des vignes) tout en se différenciant par son objectif final : « réintroduire un écosystème naturel dans lequel la plante et son environnement deviennent quasi autonomes et indépendants ». Elle s’accompagne de plus d’une démarche plus générale qui consiste à étudier l’environnement de la vigne (faune, flore, influence de la lune, symbiose du sol et de la plante). Pour pratiquer cette viticulture, on peut utiliser différentes méthodes, propres à chaque vigne, cependant une méthode prédomine : « l’application de préparations à base de plantes qui sont diffusées dans la vigne à certaines périodes-clés du calendrier lunaire ». Même si il est impossible de savoir, lors d’une dégustation, si un vin provient d’une viticulture traditionnelle, biologique ou biodynamique ; cette nouvelle tendance met en avant la diversité et l’originalité d’un vin dans une optique de développement durable. Pour savoir si vous dégustez un vin biodynamique, il vous suffira de regarder sur l’étiquette de la bouteille si le logo Demeter est présent.

Malgré quelques doutes au départ, Michael Marler, du domaine Les Pervenches à Farnham, a donc décidé en 2009 de s’engager dans la biodynamie. En créant le premier vignoble biodynamique du Québec, l’homme souhaitait sortir de la culture traditionnelle qui ne semblait pas lui correspondre. Selon lui, “Que ce soit pour des traitements avec des produits hautement toxiques considérés comme des remèdes miracles ou bien pour des préparations biodynamiques, la compréhension de ce que l’on fait reste hors de notre champ de compétences. Il faut donc choisir sa voie et faire preuve d’une certaine forme de foi. Accepter parfois de ne pas comprendre, mais plutôt de sentir au fond de soi quelle est la solution la plus saine, celle qui nous correspond le mieux. Et c’est la biodynamie qui me l’a apportée, cette réponse.”

Via

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>