Chroniques sur le vin
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Quand le bio arrive dans les vignes

Bouteille de vin enlacée par une branche de vigne

Sujet au cœur de l’actualité, l’agriculture biologique, phénomène apparu après la Seconde Guerre mondiale, semble attirer de plus en plus d’agriculteurs désireux de produire naturellement et sainement, d’après le site www.web-libre.org.

L’agriculture biologique vise au respect de la terre et de l’environnement en excluant l’utilisation de substances chimiques et de synthèse pendant toute la culture, la conservation et la transformation d’un produit. Plus spécifiquement, le vin bio représente actuellement 2.6% de vignobles en France et près de 1900 viticulteurs. Il est important de préciser que le vin biologique n’est concerné que pour sa partie viticole (culture du raisin) par l’agrobiologie d’où l’appellation « vin issu de la viticulture biologique. Pour être certifié AgroBiologique (sigle « AB »), le viticulteur doit répondre à de nombreuses contraintes édictées en 1980. Le viticulteur ne doit notamment pas utilisé de produits phytosanitaires chimiques empêchant la terre de développer une auto-défense maximum (engrais chimiques, pesticides, herbicides et insecticides). De plus, seuls l’utilisation du souffre et du cuivre, comme traitement aux différentes maladies, sont autorisés mais eux-mêmes soumis à un contrôle rigoureux très strict. Pour sa certification, le viticulteur doit convoquer chaque année une société certificatrice (Agrocert, Ulase, Qualité France, Ecocert et Aclave) qui contrôlera sa culture. Leur contrôle s’arrête pendant les vendanges puisqu’une fois le raisin biologique arrivé à maturité, il sera soumis au même traitement que tous les autres raisins lors de la vinification. Cependant, des chartes privées, non légales ont été créées et ont édictées des règles dans la transformation des raisins bio en vin (la vinification). Leur but : garantir au consommateur une vinification approchant plus le caractère biologique du raisin sans pour autant être un label (exemple : « Demeter » « Nature et Progrès », « Charte FNIVAB », « Terra Vitis »). Lorsqu’un viticulteur souhaite se convertir à l’agriculture biologique après des années de viticulture conventionnelle, il lui faudra 3 années et de nombreux contrôles pour avoir la certification (durant cette période il pourra mettre la mention « En cours de conversion vers l’agriculture biologique » sur ses bouteilles). Il est important de préciser que mis à part la certification « AB » les autres labels ne sont pas légaux.

Enfin, à titre informatif, le prix d’un vin bio ne s’éloigne pas de celui d’un vin conventionnel, il peut aller de 5 à 130 euros selon la marque et la qualité du vin.

Via

Crédit Photo : vino © haller

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