Chroniques sur le vin
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Les femmes et le vin à travers l’histoire

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Longtemps reservé aux hommes, le vin a conquit, au fil du temps, la population féminine. Aujourd’hui, elles seraient même plus habiles à détecter un goût de bouchon… Récit d’une histoire d’amour aux multiples bouleversements !

Depuis la nuit des temps, les femmes et le vin ont une relation ambiguë. Pour le comprendre, nous devons remonter jusqu’aux origines de l’espèce humaine : Adam et Eve, qui avaient croqué la pomme ne connaissaient pas encore le divin breuvage. Le vin étant la boisson des Dieux, les générations suivantes se tournèrent rapidement vers le raisin. La vision de la relation vin-femme différait tout de même selon les civilisations : par exemple, en Gaule, les femmes s’adonnaient à l’alcool tandis qu’à Rome, elles risquaient le bannissement ou la mort en cas de consommation.

A l’arrivée de la Bible, en l’occurrence l’Ancien Testament : “La femme […] ne mangera rien du produit de la vigne, et elle ne boira ni vin ni boisson enivrante” Livre des Justes, Chapitre 13. Puis, avec l’arrivée du Nouveau Testament, le vin prit une importance toute autre pour tous les croyants. Il devint un symbole essentiel de la religion, en représentant le sang du Christ. Au XVIIème siècle, le vin se popularisa d’autant plus. A la Cour, on s’enivrait élégamment pendant que les femmes en province consommaient du vin et de l’alcool fort. L’ère suivante, romantique, transforma totalement l’image du vin et de la femme elle-même, qui se devait d’être fragile. La boisson était réservée aux femmes des rues, de petite vertu, possédant le gout de la provocation : « femme de vin, femme de rien » disait-on à l’époque.

L’émergence des premières associations contre les addictions vint à la même période que les premières luttes féministes. Boire du vin comme fumer une cigarette a mis l’homme et la femme sur un pied d’égalité. Cette “entrée” des femmes sur le marché obligea les producteurs à s’adapter. En 2006, le caviste Nicolas, par exemple, a sorti un petit fascicule intitulé “Pour elles : ces vins qui font craquer les femmes”. Ils ont été jusqu’à faire évoluer le goût du vin pour tenir compte des femmes. Plus léger, le vin s’est «unisexualisé» pour être plus largement consommé.

Aujourd’hui, les consommateurs essayent d’être responsables et se cultivent sur le sujet, autant les femmes que les hommes. La femme moderne a donc su se libérer du facteur d’exclusion qu’était la non consommation d’alcool.

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